Réduction des odeurs, 5 types d’approches

Réduction des odeurs, 5 types d’approches

odotech

Cinq types d’approche sont envisageables pour la réduction de l’impact odeur :

  • Prévention

  • Dilution

  • Récupératrice

  • Destructive

  • Diversion

  • Si les meilleures approches sont des approches de prévention qui évitent la production de composés odorants, dans bien des cas, seul un traitement avant émission dans l’atmosphère sera envisagé pour des raisons de simplicité. De nombreuses technologies commerciales offrent des performances très intéressantes, mais souvent dans des domaines d’applications restreints. Ainsi, une approche sera préférée à une autre en fonction des caractéristiques de l’effluent (nature, composition, débit), des coûts et des performances désirées.

    Prévention :

    Les approches de prévention visent à éviter la production des émissions d’odeurs par une meilleure conception à la base des procédés, la gestion des intrants (par exemple dans un centre de traitement des matières résiduelles), la gestion des opérations pour minimiser la production des odeurs ou la réalisation lorsque les conditions météorologiques sont adéquates. Pour ceci des outils comme les études d’impact odeur avant projet et des systèmes de suivi en continue des odeurs offriront des données factuelles et scientifiques permettant la planification, la gestion et l’optimisation suivant le dicton ‘’ ce qui est mesuré peut-être amélioré’’.

    top2-resized-600[2]

    Dilution :

    Plusieurs approches possèdent tous des applications basées sur la collecte et le traitement des effluents gazeux avant leur dispersion dans l’atmosphère qui se fait généralement par une cheminée. La cheminée est en elle-même un système d’abattement de l’impact olfactif puisque, lorsque bien conçue, elle disperse les émissions de telle sorte qu’elles ne retombent pas au sol et se diluent dans l’atmosphère.

    Incinerateur%20Suez%20Nez%20electronique[1]

    Récupératrice :

    Les approches de traitement sont soit récupératrices soit destructrices. Elles sont détaillées dans un certain nombre de manuels de référence. Les approches récupératrices sont utilisées lorsque les concentrations en produits odorants sont suffisamment élevées, de telle sorte qu’il y a un intérêt à les récupérer, soit pour fins de recyclage, soit pour fins de commercialisation. Ainsi, une approche sera préférée à une autre en fonction des caractéristiques de l’effluent (nature, composition, débit), des coûts et des performances désirées. Dans certain cas de l’utilisation d’approches récupératrices, il s’agit de facilité l’élimination ou le traitement en les transférant de la phase gazeuse à la phase liquide ou solide.  Les approches récupératrices les plus fréquemment sont :

  • Le lavage ou l’absorption des odeurs dans une solution liquide

  • L’adsorption des odeurs sur une phase solide (principalement du charbon actif)

  • La séparation par membranes

  • La condensation ou la cryo-condensation

  • Cette approche fera prochainement l’objet d’un blog plus approfondi.

    Destructive :

    Les techniques destructrices visent à éliminer les composés odorants, généralement par oxydation. Certaines des techniques récupératrices présentées ci-dessus sont utilisées en amont d’une technique destructrice afin de concentrer les composés à éliminer et d’augmenter l’efficacité de l’opération. La destruction se fait principalement par oxydation thermique, chimique ou traitement biologique.

    Cette approche fera aussi prochainement l’objet d’un blog plus approfondi.

    Diversion :

    Ces approches consistent à utiliser différentes techniques pour altérer la perception des odeurs par des techniques visuelles ou aromatiques. Des études ont montrées que la perception des odeurs était positivement influencée par des environnements attrayant visuellement. Des efforts de verdissement, fleurissement, embellissement ou dissimulation visuelle sont suggérés. Par contre les approches utilisant des masquant ou parfums pour camoufler l’odeur sont à proscrire car elles augmentent la charge chimique totale dans l’atmosphère ont généralement un effet que temporaire et veinent qu’à incommoder encore plus les riverains.

    Diversion[1]

    Conclusions :

    En matière de solution de réduction des odeurs, il n’y a pas de ‘’one size fits all’’. Plusieurs variables sont à considérer qui entraineront des choix technologiques différents. Il est conseiller de faire appel à un expert odeur et de ne pas hésiter à investir pour effectuer des mesures d’odeurs qui ne représenteront qu’en bout de ligne une fraction minime du coût de mise en place de solution de réduction des odeurs avec à la clef des économies consistantes en évitant les mauvais dimensionnements ou encore pire une priorisation inadéquate des actions requises.

    Enose%20WWTP-resized-600[1]

    Des gains financiers substantiels peuvent être obtenus en choisissant un éventail d’approches complémentaire. Par exemple, une bonne approche de prévention et d’optimisation des équipements déjà en place avec un monitoring adéquat  peuvent permettre des réductions d’impact odeur de 25% à 70%. Additionné d’une approche de dilution adéquatement conçue pouvant apporter des bénéfices de 10% à 30%, il ne restera plus qu’à utiliser des systèmes de traitement des odeurs résiduelles impliquant des systèmes du dixième du budget qui aurait été nécessaire avec un traitement brut.