Gestion des odeurs: Les pièges à éviter (partie 2)

Gestion des odeurs: Les pièges à éviter (partie 2)

odotech

Les pièges à éviter dans la gestion des odeurs

La partie 1 présentait l’importance de gérer les risques odeurs, comment les évaluer et les coûts associés.

Avant des présenter les pièges, il est important de concevoir les différentes étapes d’un projet qui sont présentés à la figure qui suit (pas nécessairement toujours dans cet ordre, mais habituellement toujours présents).

Fausses présomptions

  • La problématique odeur peut être simplifiée à l’atteinte d’un simple critère (permis/autorisation);
  • Une technologie évoluée ou bâtiment fermé élimine le potentiel de causer des problématiques odeurs;
  • Les sources secondaires et peu fréquentes n’ont pas un impact significatif hors site;
  • Une zone tampon n’est pas nécessaire pour un concept optimisé.
  • Co-effets

  • Dès le premier impact: Inquiétude et vigilance grandissantes des résidants habitant le voisinage immédiat et intervenants interpellés;
  • Une problématique odeur catalyse d’autres types de plaintes (bruit, lumière, transport, eau, poussières, etc.);
  • La principale cause de fermeture et de perte de capacité des infrastructures de gestion des matières résiduelles!
  • Choix du site

  • Mauvaise évaluation du risque odeur (historique, autres sources, voisinage, topographie, aucune étude d’impact préliminaire);
  • Aucune considération des voies d’accès;
  • Dimensionnement et zone tampon inappropriés.
  • Choix des technologies/concepts

  • Accepter une déclaration de performance odeur d’un fournisseur sans la mettre à l’épreuve;
  • Applicabilité d’une technologie non vérifiée/validée;
  • Flexibilité limitée (besoins « possibles » non considérés);
  • Minimiser les risques odeurs et négliger le niveau de traitement requis;
  • Les designs ne considèrent pas l’impact des odeurs, car assumé négligeable.
  • Choix des technologies/concepts

  • Solutions souvent trop simplistes et pas étudiées;
  • Pilote avant implantation pleine échelle non effectué;
  • Co-effets des solutions (émissions d’autres contaminants, impacts sur le procédé, coûts, ressources humaines, impacts sociaux);
  • Autres normes, standards ou obligations (par exemple : limitation de hauteur de cheminée, limite de bruit, zonage incompatible, etc.).
  • Consultations avec intervenants

  • Peu d’information factuelle sur les niveaux odeurs anticipés et les risques à présenter;
  • Promesses de « zéro odeur »;
  • Difficulté à comparer et se démarquer d’autres installations avec historique peu reluisant.
  • Appel d’offres

  • L’aspect odeur n’est pas clair dans les exigences et les devis;
  • Garanties de performance et processus de vérification non établies;
  • Besoins et risques odeurs non définis.
  • Demande de CA et de subventions

  • Étude d’impact odeur souvent fait à « minuit moins un » avec de bien mauvaises surprises…;
  • Argumentaires et connaissance souvent insuffisante au moment des demandes;
  • Il n’y a pas eu de consultation… contexte maintenant moins propice qu’à une étape pré-projet.
  • Opération

  • Pas suffisamment de suivi sur les odeurs et les facteurs critiques liés;
  • Pas de connaissance des facteurs critiques;
  • Pas de formation;
  • Réaction « post impact » plutôt qu’en prévention;
  • Suivi trop simpliste;
  • Pas de marge de manœuvre;
  • Peu de rétroaction ou réévaluation;
  • Perte des connaissances.
  • Avez-vous en savoir plus ? Contactez-nous!

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